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Granite de Laber

Pierre de taille en granite de l'Aber

Granite porphyroïde rose appelé granite de Laber.

Les affleurements de cette roche sur la commune de Lanildut sont découpés par un système de diaclases régulières et largement espacées qui isolent des blocs de grande dimension, une fissuration naturelle qui a facilité le débitage de monolithes sans aucun défaut.

A la possibilité d'extraire de grands blocs, d'autres facteurs ont été favorables à l'exploitation : ce granite se distingue en effet par sa qualité esthétique, par l'abondance de ses gros feldspaths roses (orthose) et par la prise d'un beau poli. A ces qualités s'est ajoutée la facilité de transport à une époque où celui-ci se faisait avant tout par voie d'eau grâce à la situation des affleurements littoraux.

Exploitation intensive et Cabotage

XVIIIe, développement du port de Brest : intensification de l'exploitation

D'abord destinée à un usage exclusivement local au XVIIe siècle, l'exploitation des carrières de granite de Laber s'est intensifiée avec les grands travaux portuaires et militaires de Brest au XVIIIe siècle. Mais l'extraction se fait encore essentiellement dans les terres et nécessite une coopération entre gabarriers et paysans, qui n'est pas optimale.

XIXe: Exploitation des affleurements littoraux et Cabotage

C'est seulement à partir du XIXe siècle que les affleurements littoraux sont mis en exploitation, une extraction qui génère un important trafic et favorise le développement des ports locaux. Le granite de Laber devient produit d'exportation, notamment vers quelques destinations prestigieuses demandant des volumes importants : quais de Londres, socle de l'Obélisque de Louxor à Paris. La commune vit alors au rythme de l'exploitation et attire une main-d'œuvre importante.

Vestiges de l'extraction du granite

Granite de L'Aber (carrière littorale de Stovalarc'h)
Carrière du Cleguer

Les carrières de granite, aujourd'hui abandonnées restent discernables sur le littoral où les anciens sites d'exploitation s'échelonnent sur près de 2 km de l'embouchure de l'aber Ildut au Cléguer.

Localement (près de la maison de douanier), l'avancement de l'extraction du granite a entraîné la formation d'un platier artificiel. Dans la falaise les gradins marquent les étapes successives de l'abattage. L'importante carrière du Cleguer (« kleguer » en breton signifie masse rocheuse) s'annonce par un imposant parallélépipède granitique épargné par l'arrêt des exploitations. Le paysage primitif a été complètement transformé. Les extractions avaient lieu à la fois sur l'estran (ce qui a participé au recul du trait de côte : la partie interne de la carrière est envahie à marée haute et en partie ensablée) et au-dessus. Aux alentours l'amoncellement de gros blocs anguleux, rebuts de l'exploitation, témoigne de l'exigence de qualité. Vers le Sud se succèdent la carrière de Stolvarc'h et d'autres petits sites d'extraction.

Des traces des techniques d'exploitation sont encore visibles un peu partout: des successions de trous régulièrement espacés d'environ 10-15 cm implantés selon une direction rectiligne judicieusement choisie en fonction de l'orientation de la fracturation de la roche permettaient le débitage du granite par la méthode des coins, pour l'obtention de pierres de taille.

Monuments en granite de Laber

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